Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 22:15
- Publié dans : Libertinage au quotidien

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Cet article est dédié à un protagoniste féminin qui se reconnaitra probablement et qui a su me redonner goût à cet usage tombé malheureusement en désuétude.

 

 

Ayant reçu une éducation somme toute de qualité, ou du moins conforme aux us et coutumes de notre pays, j’ai longtemps été un fervent pratiquant de l’usage du vouvoiement. Tant par déférence que par distanciation vis-à-vis des mes interlocuteurs.

 

Pourtant, j’exerce un métier où ce vouvoiement est mal venu. Le tutoiement est de mise, plus qu’une habitude, un pré requis pour engager le dialogue.

J’ai longtemps du me faire violence pour accepter ce fait. Probablement trois ans de ma vie à lutter contre mes reflexes, quitte a en avoir mal au ventre, a me sentir mal à l’usage de ces mots que sont tant porteur de mépris a mes yeux pours des inconnus.

 

Le tutoiement en certaines occasions reste toujours rédhibitoire à mes yeux. Surtout lorsqu’il est associé à une certaine outrecuidance  dans les propos. Probablement l’une des meilleures manières de me faire vous effacer de mes contacts ou mettre fin à une conversation non sollicité. N’y voyez pas de forfanterie ou de fatuité de ma part, j’aime simplement à découvrir  les personnes et lorsque la confiance s’installe le tutoiement prend place naturellement.

 

A l’inverse, lorsqu’une personne m’est suffisamment intime, le vouvoiement m’est difficile, créant, à mes yeux, une distance verbale incompatible avec la proximité intime.

 

C’est à ce point clé de l’histoire qu’intervient le protagoniste cité en préambule à ce récit.

 

Amatrice des mots, j’ai plaisir à pratiquer l’échange épistolaire avec elle. A travers un vocable recherché, les mots se font suaves, séducteurs. Il s’agit d’un jeu parfois malicieux, mais terriblement enivrant et stimulant. Il me rappelle, par certains cotés, les longues heures passées à échanger de la même manière avec Mlle Rose avant notre première rencontre.

Le vouvoiement me permet alors de maintenir la séduction à un niveau libertin, y ajoutant une connotation aristocratique, de faire la cour à l’ancienne, avec charme.

 

Mais comble de malice, me voila pris au piège de ce jeu lors d’une rencontre, mon naturel forgé par des années de contraintes me pousse à tutoyer cette personne que j’avais jusqu’ici uniquement vouvoyé. Je la sais déçue, bien qu’elle aussi ait du se forcer pour conserver le vouvoiement. Mais qu’y pouvais-je ? J’étais dans l’impossibilité la plus sincère de m’y contraindre.

Ravie elle fut, de retrouver le vouvoiement dans nos écrits suivants. Promesse fut faite de ma part d’arriver à garder entre nous ce vouvoiement qui fait tout le charme de nos échanges.

 

Recevez, gente demoiselle, mille baisers brûlants recouvrant l’intégralité de votre corps, baisers prodigués par ma mie autant que par moi-même. Puissiez vous encore longtemps stimuler notre imaginaire comme vous le faite si brillamment.


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